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Une ouverture de Tannhauser sublimée par Franz Liszt

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Au programme du concert que donnera Gaspard Dehaene au festival le 18 août à 21h, figure la transcription pour piano faite par Franz Liszt de l’ouverture de l’opéra Tannhauser de Richard Wagner. Franz Liszt a admirablement restitué l’ampleur et la magnificence de cette ouverture, apportant des couleurs surprenantes. Cette pièce, de nombreuses fois interprétées et enregistrées, marque toujours par cette forme de majesté et sa fidélité à l’atmosphère si spécifique des opéras de la tétralogie. Le génie de Franz Liszt réside, comme pour beaucoup d’autres pièces qu’il a composées, dans cette capacité à restituer au piano une réelle ampleur et richesse orchestrale.

Le quatuor Ludwig : la grande tradition du quatuor français

Le festival accueille cette année le Quatuor Ludwig, l’un des plus éminents représentants de l’école française. Après des premiers prix obtenus au CNSM de Paris, cette formation suit les cours de perfectionnement auprès de Bruno Paquier. Elle suit également les conseil d’un des plus grands chefs d’orchestre du 20ème siècle, le chef roumain, Sergiu Celibidache. Le quatuor a également travaillé auprès de quatuors de renommée international (lBerg, Amadeus, Lasalle, Tokyo, Kolish).

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Lors de leurs concerts, on est toujours marqué par cette homogénéité, cette cohérence qui paraît si naturelle, une intelligence du texte, un lyrisme et des couleurs, dans la tradition des grandes formations.

Le programme qu’ils nous proposent le dimanche 19 août à 21h dans la cour d’honneur comprend le fameux quatuor en fa majeur de Maurice Ravel mais également le quatuor N°12 en fa majeur « Américain » d’Anton Dvořák.

Il s’agit incontestablement d’un des rendez-vous incontournables de notre édition 2018.

Quatuor Ludwig : Thierry BRODARD, 1er violon, Manuel DOUTRELANT, 2e violon, Padrig FAURE, alto, Anne COPERY, violoncelle.

Le Baroque s’invite au Festival

Notre festival continue à vous proposer d’explorer d’autres horizons musicaux.

Cette année, nous vous proposons d’associer la voix, la danse et le piano, avec la production ADN Baroque, où Théophile Alexandre, contre-ténor et danseur, accompagné de Guillaume Vincent, piano vous ferons explorer les arias et pièces pour clavier des plus grands compositeurs de la période Baroque (JS Bach, GF Haendel, H Purcell, JP Rameau).

Avec une chorégraphie de Jean-Claude Gallotta, Théophile Alexandre incarnera littéralement ces oeuvres d’une des périodes de la musique classique où le sens de la liberté et la flamboyance ont été le mieux transcrits.

Pour reprendre les termes de la présentation de la production, ce spectacle unique et envoutant, vous proposera « un voyage au plus près de l’ADN émotionnel de l’homme, une lecture contemporaine de neuf compositeurs majeurs, pour (re)découvrir le Baroque autrement« .

 

 

Le récital pour piano : l’ADN du Festival

Au cours des trois dernières saisons, 12 pianistes de renommée internationale se sont produits dans le cadre de notre festival. La qualité des interprètes et des programmes qu’ils ont proposés a conquis un public de plus en plus large.

La saison 2018 ne dérogera pas à la tradition avec d’excellents interprètes dont les noms seront dévoilés prochainement.

Notre page « Les artistes invités » vous permet de prendre connaissance des pianistes qui se sont produits au festival international de piano à la cour.

Le piano, les cordes et… la voix

La programmation de l’édition 2018 s’inscrit dans la philosophie du festival en allant au delà du récital pour piano avec l’un des plus prestigieux quatuors à cordes sur la scène internationale qui interprétera un programme Ravel, Puccini et Debussy.

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Une nouveauté de cette édition : la musique vocale s’invite avec un concert un panorama du répertoire baroque interprété en duo piano / contre ténor.

Plus de précisions dans quelques semaines !

Coup de jeune du Quatuor Hanson sur l’opus 76 N°2 de Joseph Haydn

Le quatuor Hanson a livré un interprétation d’un des quatuors de l’opus 76 (le fameux N°2 « les Quintes ») d’une vivacité étonnante, presqu’électrisante. Ce jeune ensemble démontre déjà une belle cohérence avec une réelle intelligence du texte. Le tempérament un peu taquin de J Haydn y transparait toujours, trait de caractère qui n’est vraiment pas discernable dans les versions habituelles de la série des opus 76, l’objectif étant toujours de trouver une beauté formelle, guidée par le caractère vraiment visionnaire de ces oeuvres. Ce sont en effet elles qui, de façon indéniable, posent les fondations de ce que sera ensuite la musique de chambre et plus spécifiquement la formation en quatuors à cordes dans la musique romantique, jusqu’aux accents impressionnistes de la musique française.

Le quatuor Hanson prend à bras le corps l’opus 76 N°2 en instaurant une tension, une dynamique sans relâche mais, ce qui constitue un réel exploit, sans la moindre dureté. On finit par en oublier la tonalité de ré mineur, les couleurs lumineuses projetées par le quatuor Hanson étant remplies de contrastes, avec des lignes franches, bien loin des brumes du Nord.

Ce N°2 de l’opus 76 est donc sorti de la « naphtaline » dans laquelle nombre de formations précédentes l’avait plongé.

Nous avons eu également droit à une version d’une belle densité du quatuor N°14 La jeune fille et la mort de Franz Schubert, également abordée avec générosité et authenticité.

Ensemble à suivre avec attention.

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