Blog

Coup de jeune du Quatuor Hanson sur l’opus 76 N°2 de Joseph Haydn

Le quatuor Hanson a livré un interprétation d’un des quatuors de l’opus 76 (le fameux N°2 « les Quintes ») d’une vivacité étonnante, presqu’électrisante. Ce jeune ensemble démontre déjà une belle cohérence avec une réelle intelligence du texte. Le tempérament un peu taquin de J Haydn y transparait toujours, trait de caractère qui n’est vraiment pas discernable dans les versions habituelles de la série des opus 76, l’objectif étant toujours de trouver une beauté formelle, guidée par le caractère vraiment visionnaire de ces oeuvres. Ce sont en effet elles qui, de façon indéniable, posent les fondations de ce que sera ensuite la musique de chambre et plus spécifiquement la formation en quatuors à cordes dans la musique romantique, jusqu’aux accents impressionnistes de la musique française.

Le quatuor Hanson prend à bras le corps l’opus 76 N°2 en instaurant une tension, une dynamique sans relâche mais, ce qui constitue un réel exploit, sans la moindre dureté. On finit par en oublier la tonalité de ré mineur, les couleurs lumineuses projetées par le quatuor Hanson étant remplies de contrastes, avec des lignes franches, bien loin des brumes du Nord.

Ce N°2 de l’opus 76 est donc sorti de la « naphtaline » dans laquelle nombre de formations précédentes l’avait plongé.

Nous avons eu également droit à une version d’une belle densité du quatuor N°14 La jeune fille et la mort de Franz Schubert, également abordée avec générosité et authenticité.

Ensemble à suivre avec attention.

L’exception à la règle : la quatuor à cordes s’invite au festival

Le nom de festival international de piano à la cour ne doit pas forcément être synonyme de concerts exclusivement dédiés à la musique pour piano. Pour la première fois, la musique de chambre, et plus spécifiquement le quatuor à cordes, s’invite à notre festival.

Pour inaugurer cette petite « digression », nous avons invité les jeunes membres du quatuor Hanson. Vitalité, audace et magnifique musicalité au rendez-vous. Un programme qui associe une des pièces de l’opus 76 par le maître incontesté qui a établi toutes les bases du genre (J Haydn : quatuor op. 76 n°2) et le quatuor qui reste un des chefs d’oeuvres de la période romantique (F Schubert : quatuor n°14 la jeune fille et la mort).

Jean-Marc Luisada : un itinéraire de Mozart à Chopin

Jean-Marc Luisada s’est imposé depuis plusieurs décennies comme l’un des meilleurs interprètes de Frédéric Chopin. Dans la vaste discographie consacrée au compositeur franco-polonais, les enregistrements qu’il a réalisés avec le prestigieux label Deutsche Grammophon demeurent des références (valses, mazurkas…).

Luisada NB1

Cependant, il est infiniment réducteur d’associer Jean-Marc Luisada uniquement à Chopin, tant son répertoire est vaste. Il propose justement pour son concert du 18 août un itinéraire, sous le signe d’une certaine filiation, de WA Mozart (sonate K331 en la majeur) à F Chopin (4 mazurka op. 24, Barcarolle op. 60, Polonaise fantaisie op. 61, Scherzo n°2), avec, comme pièces assurant la jonction, deux impromptus de F Schubert (op. 142 n°1 / op.90 n°4).

Ce programme mettra en lumière l’intelligence du texte, le sens des couleurs et l’élégance indéniable du toucher qui sont les points distinctifs d’un des meilleurs représentants de l’école française de piano. Concert à ne manquer sous aucun prétexte !

Une édition 2017 sous le signe de Frédéric Chopin

Les trois pianistes qui se produiront cette année ont choisi d’intégrer des oeuvres de Frédéric Chopin dans leur programme.

Jean-Marc Luisada, interprète de référence de ce compositeur pour beaucoup de pianistes de la nouvelle génération, inaugurera ce cycle avec quatre Mazurkas opus 24, la Barcarolle ops 60, la Polonaise fantaisie opus 61 à la virtuosité flamboyante ainsi que le Scherzo N°2.

Maxence Pilchen enchaîne le lendemain avec un programme intégralement consacré au compositeur franco-polonais avec une double référence à George Sand, de Majorque à Nohant. De la phase du voyage, constituant une forme d’exil, à celle de l’heureuse période des séjours à Nohant. Maxence Pilchen propose un magnifique et dense programme : la Grande Polonaise, précédée d’un Andante spianato opus 22, la Ballade opus 38, le Scherzo opus 39, la Ballade opus 52, le Scherzo opus 54, la Polonaise opsu 53.

Le cycle Chopin se termine avec le jeune pianiste talentueux Arthur Hinnewinkel, le 20 août, qui interprétera la Barcaroll en fa dièse majeur opus 60 dans son programme.

Ces trois interprètes, incarnant presque trois générations de pianistes, nous feront découvrir des lectures très personnelles de oeuvres de Frédéric Chopin. Cette découverte d’un corpus avec des interprétations différentes constitue l’origine de l’attrait croissant des mélomanes pour notre festival.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑